suite

05/08/2008 18:37 par souvenirs

Les journées commençaient souvent par" la leçon de morale".

suivait souvent" la lecture" en CP(( ce n'était pas comme cela les classes c'était 11ième 10ième etc., ),

remplacée dans les classes où la lecture était acquise, par" la dictée"( bête noire de beaucoup d'enfants). Nous avions aussi certains jours, de la" conjugaison ou grammaire" avec les règles, humm!! quel régal..." de l'écriture "dans les première classes, puis à la suite, c'était noté sur" l'écriture, la propreté du cahier, " le calcul dont celui redouté aussi "" le calcul mental. de la "géométrie"

Certains jours, "histoire ou géographie".

 nous devions savoir par cœur , les montagnes et les points culminants, les régions et le département auquel la région faisait partie, leur préfecture et sous préfecture. les fleuves et ses affluents, leur longueur, les départements qu'ils traversaient, l'endroit où ils prenaient leur sources et dans quelle mer ils se jetaient. les plus grandes villes et leur économie, si elle étaient industrielles ou agricoles, leurs principales ressources comme le charbon dans le Nord etc. cela pour la Géographie.... hummm! encore ""plus bon "" comme dirait les enfants d'aujourd'hui!!!!!! les dates des batailles de l'histoire de France, les dates de règne et la famille auquel appartenait les rois de France.... enfin j'en passe et des meilleurs. Les" sciences" de toutes sortes( naturelles et physique 1° degrés) . dessin ou chant, il fallait savoir la "Marseillaise" qui l'avait écrite" à quel occasion". la ""récitation", avec le ton et sans se tromper" oui! oui!, sinon 0...... la gymnastique, mais attention en rang et en cadence, hi! hi! j'en ri avec le recul du temps . que nous devions être très douées pour le sport avec un tel entraînement... et nous, les travaux d'aiguille, tricot ou crochet, les ourlets, les coins, demandez maintenant à quelqu'un de faire un coin de mouchoir ou de torchon? il y en a qui savent heureusement mais peu.... le point de tige pour les petits napperons, les jours etc....
les punitions: elles marquaient croyez moi, à genoux sur une règle, les mains sur la tête, debout à côté du banc,  pire,  les punitions nous y avons eu toutes droit, car elles tombaient pour peu de choses, quelques fois, même maintenant je me dis tien je n'ai pas compris pourquoi je me suis retrouvée punie, pour ça. c'était trop et peut être trop, dans l'autre sens aujourd'hui. les valeurs ET LE RESPECT, on se chargeait de nous les faire acquérir, vitesse grand V, dès la petite enfance... POSONS NOUS LA QUESTION ?       ETIONS NOUS MALHEUREUX ?....
les jeux dans la cour:

la corde à sauter, le cerceau, les billes, les osselets, la marelle, chat perché, colin maillard. quand il pleuvait nous étions sous le préaux ,et, là ,nous étions un peu tassées les activités étaient réduites.

A saute moutons

suite

05/08/2008 10:15 par souvenirs

nos journées étaient bien remplies, une récréation le matin à 10h , une à 15h, elles étaient 1/4 d'heure pas plus.... La cloche nous indiquait

l'heure de la rentrée, de la sortie et des récréations....
la cloche sonne, la journée commence, en rang deux par deux, bien alignées, silence complet dans les rangs( vous savez style un peu armée) hi! hi! hi! on en ri maintenant....
Dans notre cartable,

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 nous avions toutes les même choses :

1/ 1 cahier de brouillon,

2/ une ardoise son crayon ou sa craie, son chiffon,l'éponge

3/ 1 porte plume avec ses différentes plumes pour l'écriture

4/ 1 crayon de papier( il fallait l'user jusqu'à ce que l'on ne puisse plus le tenir entre les doigts). tout ceci était dans un plumier en bois, bien rangé, comme des petits soldats de plomb.

 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

La trousse en cuir permettait de ranger ses "outils" de façon rigoureuse et méthodique.

 1 livre de lecture, et les livres des matières à apprendre par-coeur,ainsi que les devoirs à faire. 

 

        Exemple de livres anciens

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

suite

31/07/2008 16:07 par souvenirs

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

Parlons un peu de mon école..... comme toutes les écoles, celles des filles étaient séparées, de celles des garçons... la mienne avait un mur d'une" hauteur", il ne fallait surtout pas que les garçons voient les filles et inversement.....même en faisant des acrobaties le long du mur, l'ensemble de l'école était fermée par un immense portail, on ne voyait même pas la route. la cour était plantée de marronniers majestueux, ( à l'époque des marrons, nous les transformions en panier, en chien enfin en différentes choses, c'était amusant). les classes étaient pour cette école, en parquet , un poêle à bois pour le chauffage, on dit maintenant ''quand on était pas de très bons élèves, que l'on nous mettait près du poêle"" je ne sais...! mais bon!.... les bureaux étaient à deux places, avec un encrier en faïence blanche , sur la droite de chaque élève, pas de gaucher"" on leur faisait la guerre pour qu'ils deviennent droitiers"" jusqu'à des coups de règle sur les bouts de doigts..... dans ces encriers, l'encre bien sûre , faîtes avec de l'eau et une pastille effervescente, la couleur pour tous, violette ,

la rouge ne  servait qu'au maître ou maîtresse. pour l'écriture , porte plume et plume sergent major, buvard indispensable, les tâches faisaient, que si il y en avait.. on devait recommencer le devoir et le rendre propre...il fallait glisser doucement la plume sur le bord de l'encrier pour enlever le surplus d'encre.. écriture en ""pleins et déliés"", pas facile, mais avec le recul du temps "" très belle comme écriture"". moi je m'en sortait bien car j'aimais cela et je m'appliquais, je suis fière de pouvoir dire que souvent voir très souvent j'avais de très bonnes notes, ce qui donnait droit à des bons-points, dix bons-points valaient une image et dix images valaient une très grande image récompense suprême pour nous.

bons

Exemples de bons points de l'époque

De très grandes cartes de France et de plusieurs autres pays, suivant les études du moment. ces cartes représentaient tout l'ensemble des données du pays étudié, son économie, sa densité de population au mètre carré, ses ressources céréalières et d'élevage dans notre région, enfin tout un ensemble de savoir qu'il nous fallait savoir par cœur . le tableau noir , où était écrit les leçons . l'explication du sujet travaillé
chaque soir nous devions chacune à notre tour , balayer la classe, nettoyer le tableau il devait être parfaitement propre, il était un

élément essentiel dans la classe. pour balayer la classe ceux qui ont connu cela, se le rappellerons avec le sourire, il fallait humidifier le sol , pour ne pas faire trop de poussière, nous c'était avec un entonnoir que l'on secouait au dessus du sol. les bureaux étaient cirés,( à chaque vacances nous devions les nettoyer et les recirer) surtout pas de taches il fallait frotter... mais que cela sentait bon la cire d'abeille.... et le propre, sans odeur de produits  chimiques comme maintenant, mais!! que d'huile de coude hi! hi!...
nous étions toutes pareilles, pas de différence, une blouse, sur nos vêtements, souvent ils étaient ou trop grands ou trop petits ou très usagés, comme cela tout le monde au même diapason.... pas de riches pas de pauvres, mais tous égaux dans l'apprentissage de la vie, et du savoir. cette blouse faisait l'année scolaire entière , nous devions y faire très attention, Maman , me la lavait le jeudi, jour où il n'y avait pas d'école et le vendredi elle était de nouveau propre, et me faisait rentrer dans ma peau de

petite fille allant à l'école,( et qui aimait cela?????.... ) . le linge se lavait à la main bien sûre, la machine à laver n'existait pas, encore huile de coude mais cela sera pour une prochaine fois…

suite

30/07/2008 11:23 par souvenirs

Les souvenirs à St Georges des Groseillers, j'en ai beaucoup à dire, ils ne furent pas que des moments heureux. il y avait bien sûre les détentes aux parc du château, mais la semaine, Papa travaillait, c'était le revers de la médaille, la semaine était plus longue que le dimanche.
Il faut se reporter à cette époque, où tout était difficile. le système de la débrouille, la récupération, était de rigueur, tout ce dont on avait besoin était avec des tickets, jusqu'en 1950 environ.


Nous avions une maison , mon Papa du travail, c'était des choses importantes.

 

 Pour moi mon problème était toujours devant moi , lorsque je me regardais dans une glace, cette opération , avec mon regard de petite fille j'avais l'impression que l'on ne voyait que cela dans mon visage, c'était pour moi une obsession. Mon physique ne me satisfaisait pas du tout. Je devins une enfant très

 

complexée, renfermée, timide. Cela n'arrangeait pas les choses pour le contact avec les autres enfants. ( à cette époque , comme " celle d'aujourd'hui", les enfants étaient aussi """désagréables ""entre eux). ils me laissaient dans mon coin, avec le recul du temps, était-ce vraiment mon physique ou était-ce ce que moi"" j'en ressentais"" même à l'heure actuel je ne saurais le dire...


L'école, oh!... que de souvenirs remontent du fond de ma mémoire... 8km à pied bien sûre!.. le jeudi était notre jour de congé, il était rythmé par le catéchisme.. 8km chaussée de "galoches"" de bois et cuir, lourds et raides. l'hiver cela n'était pas triste, il y avait de la neige, elle collait aux galoches, les rendaient encore plus lourdes, la neige montait au fur et à mesure le long de la tige en cuir, quand nous marchions. il faisait très froid, mon nez coulait, formait des glaçons, sur mon petit bout de nez, les lèvres gercées, le hâle du au froid sur le visage et les jambes.( pas de pantalon que des jupes pour les filles). J'avais un manteau bleu marine, je le revois comme si c'était hier, lourd très lourd pour mes minuscules épaules, il était un peu grand, c'était un manteau qui avait servi à mes frères.

 

 Maman tricotait pour toute la famille, des chaussettes, des gants, des pulls.... nous  n'avions pas le droit de nous plaindre, nous étions vite remis à notre place....

  

suite

27/07/2008 17:10 par souvenirs

Suite à ce sinistre, la ville nous a trouvé, une maison pour nous loger à St Georges des Groseillers, rien que le nom fait rêver... en pleine campagne, elle avait été construite avec les pierres brûlées des maisons détruites par les bombardements pour nous commençait une nouvelle vie..    

        Photo prise devant la nouvelle maison

                    Claude    Roger 

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

                      Ginette     Jean

Une grande maison, chacun y avait sa chambre, enfin de la place, nous n'étions plus les uns sur les autres. mais il n'y avait pas de chauffage dans les chambres, pour réchauffer notre lit Maman prenait une brique qu'elle réchauffait dans le four de la cuisinière, ensuite elle l'enveloppait dans un papier de journal, la plaçait et la changeait de place de temps en temps, les draps prenaient cette douce chaleur, j'aimais me glisser dans ce lit tiède. Quand on se levait le matin le froid laissait ses dessins de feuilles d'acanthe en givre sur les carreaux, ceci mous disait qu'il faisait froid dehors et qu'il avait gelé. Pas d' eau chaude non plus, il fallait faire chauffer l'eau sur la cuisinière de la cuisine pour se laver, faire la vaisselle, pas de toilettes, mais mon Papa en avait fait en bois dehors dans le jardin, comme c'était la façon de faire à l'époque. il avait construit des clapiers pour élever des lapins, et un très grand jardin qu'il cultivait nous permettait de manger des légumes, il y avait même des fleurs pour ma Maman( des oeillets, des dalhias, des géraniums, des hortensias bleus etc ...)  

c'était le paradis sur terre pour moi. nous étions enfin un peu heureux.

   

 

 

   

suite

26/07/2008 16:47 par souvenirs

Un jour, je ne pourrais jamais oublier, ces moments, où, on entends ces cris ces bruits monstrueux, que l'on ne peux identifier, au début ,quand on est enfant, mais que l'on apprend petit à petit à reconnaître et qui nous font se mettre sur nos gardes, car ils sont synonymes de danger. les cris ce jour là , étaient ""Au Feu, Au Feu,"" . tout près, le feu était là, il grondait brûlait ce qui était sur son passage, se rapprochait de là où nous étions. léchait et commençait à brûler le hangar où était entreposait les meubles que mes Parents avaient mis en attente , et sans que qui que ce soit puisse faire quelque chose, tout fut brûlé, mes Parents étaient anéantis, pour la première fois de ma vie"" je les ai vu pleurer'' cela restera un souvenir douloureux dans ma mémoire. dans mon cœur d'enfant, mais surtout dans celui de mes parents, cela était vraiment trop injuste. le contrat d'assurance n'était pas encore signé, car à l'époque tout était ralenti, difficile, mais comme il n'était pas encore signé pas de remboursement..... quelle douleur de perdre tout, même vos espoirs... mais mes Parents ne pouvait faire autrement , que de réagir et faire face à cette nouvelle horreur de la guerre

 

suite

26/07/2008 14:24 par souvenirs

Mais, cette joie était gâchée par cette affreuse plaie couturée, qui me remontait encore ma lèvre vers mon nez , le tout étant très enflé, les fils qui pendaient, me génaient pour respirer, enfin pour moi du haut de mes 5 ou 6 ans cela n'était pas très agréable et me génait beaucoup. La patience j'ai commençé à comprendre ce que cela était, petit à petit le temps a fait son oeuvre, même aujourd'hui on me dit que pour l'époque , ce chirurgien était un virtuose du bistouri, on ne peux rien faire de mieux.

Mais, la guerre avait fait ses ravages, notre maison avait été bombardée, comme beaucoup d'autres « «  plus de maison » » un trou béant à la place. La ville entière au ¾ détruite, que de tas de pierres, de trous remplis de gravats de toutes sortes, une vision que l'on a , de notre vie durant, jamais voulu que qui que cela soit, voit cette vision de cauchemars, cela est resté gravé dans mes souvenirs d'enfant

  

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

Flers: vue aérienne d'un bombardement de la gare.
Flers, centre industriel et noeud routier et ferroviaire est bombardé par l'aviation alliée le 5 juin, puis de nouveau dans la nuit du 6 au 7 juin, dans le but d'empêcher le passage des renforts allemands vers les plages de débarquement.
Sur les 108 victimes civiles recensées, 97 sont mortes les 6 et 7 juin 1944.
La ville est libérée le 17 août vers 12H00 par la 11th AD britannique.

 

 

 

 

 

 

   quand il y a eu une alerte, un jour j'étais dans la poussette,, nous étions en ville, la sirène se mit à hurler plusieurs fois, on savait ce que cela voulait dire"" le grand danger"" se mettre à l'abri de toute urgence, c'est pourquoi tous les gens courraient aux abris, mes frères qui ce jour étaient là pour me garder, se sont affollés et m'ont laissé au beau milieu de la rue. mon ange gardien, était près de moi, mais alors tout près,

Hebergeur d'images

j'en suis sortie sans une seule égratignure, un miracle....c'est ce qu'ils ont pu constater lors de leur retour près de moi......

  

 

 

 

 

 

 Comme , hélas de nombreuses familles, il fallait se loger, cela n'était pas le plus simple,,,, mes Parents et nous les enfants sommes accueillis chez un grand oncle et une grand tante.

Dans mes souvenirs d'enfants cette tante était méchante et accariâte,,, . Nous voilà pour quelques temps chez eux , rue du Théâtre à Flers, nous étions heureux malgrè tout, nous n'avions pas étés obligés de changer de ville comme beaucoup d'autres, mais, loger à 6 dans la même pièce cela demande de l'organisation , des tonnes de savoirs faire, et de la rigueur. Le lit, de mes Parents était, lui, à côté de la cuisinière, le mien, petit lit d'enfant, était le long du leur, la table et les chaises dans le même endroit.

Une petite pièce qui faisait office de chambre pour mes frères bien sur pas de toilettes, un seau hygiénique était à disposition  que ma Maman vidait au fur et à mesure dans le jardin de la Tante qui nous était interdit, ainsi que la balançoire, j‘attendais que la tante sorte faire ses courses, pour aller y jouer, un broc et une cuvette pour se laver avec un gant de toilette, autrement la douche municipale était ouverte le samedi et le Dimanche, et pour le manque de jardin, nous avions la chance à proximité de profiter d‘un beau parc du château de la ville

C'était vraiment très très à l'étroit Mais c'était des moments difficiles pour tous , il a fallu que chacun de nous, les petits comme les grands fassent preuve de patience et se contente de cela pour ces durs moments. Mon Papa avait reçu des Américains des secours, ce qui lui avait permis d'acheter quelques meubles, mais ne pouvant les mettre où nous logions ils attendaient, comme nous, patiemment dans un local prêté par le Ministère de la reconstruction, là où travaillait mon Papa.

Image:Parc Etang du Chateau Flers Orne.jpg

le petit paradis de notre enfance, dans ses moments si difficiles, hâvre de paix et de reconstruction" du Moral comme du mieux vivre".   les jours sont encore très difficiles , pour tout. Manger, trouver pour s'habiller, quand vous êtes enfants, que vous poussez comme des champignons, trouver même du savon pour se laver, tout est rationné et , de nombreuse denrées sont encore avec des tikets de rationnement.  mais dans ce parc du chateau de Flers, c'est le bonheur, on y vient en famille , on y pique-nique, on y joue en famille, on se promène dans son parc merveilleux, le long de son étang, on y pêche, enfin nous nous essayons... que de merveilleux souvenirs sont liés à ces moments de douceur. 

        

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 début de la construction du chateau au XVIe siècle    fin de la construction VIIIe siècle.  il appartient actuellement à la ville, depuis 1901, il sert de Marie et de musée. il fût épargné par les bombardement de la guerre 39/45.    c'était un centre de la chouannerie Normande, quartier général du Comte Louis de Frotté, incendié par les républicains en 1800 . l'étang connu le suicide de la dernière fiancée de "" LANDRU"" qui s'y noya le 1er février1968.  il est classé Aux monuments historiques en 1980.     

 

 

 

LE 8 JUILLET CADEAU DE MA SAM

08/07/2008 08:23 par souvenirs

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

 La vie de Mamie Ginette

GIGI

 Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit  

 

 

 

 

     On est le 8 juillet 1941, dans le département de l'Orne, la ville de Flers, vient de compter une nouvelle habitante , je viens de voir le jour, blottie dans les bras de la sage-femme, qui me pose dans ceux de ma Maman, je regarde, ne voit pas très bien, sens les odeurs, trouve celle que je connais , je l'ai sentie pendant 9 mois, mon odorat en est imprégné, je l'aime et elle me rassure.

Une petite fille, on me nomme « Ginette, Thérèse en deuxième prénom, »  en souvenir de deux petites cousines décédées d'une maladie,  Je suis le quatrième enfants de la famille Thomasse, après trois garçons, Roger 12 ans, Claude 9 ans, Jean 3 ans, une belle famille mais à la naissance , un souci apparaît sur le visage de mes parents, moi, bien sûre,  je ne le sens et ne le vois pas, mais il est là sur ma bouche .   Ma lèvre supérieure est relevée vers mon nez c'est un bec de lièvre,  cela attriste mon visage, sûrement celui de mes parents aussi, nous sommes en pleine guerre, il faudra attendre pour remédier à cette mal formation.  L'opération se faira  à  Paris, hôpital St Michel, le Professeur Viau la fera avec  le succès de l'époque.  Ma Maman pendant mon opération était hébergée par des cousins à Sartrouville.  Mon séjour a duré trois semaines c'est long pour une enfant si petite, Maman ne pouvait venir c'était trop loin  les communications de transports étaient difficiles à cette époque, quand le séjour c'est terminé, quelle joie de retrouver en un, ma Maman, puis à Flers en descendant du train mon Papa et mes frères. Je retrouvais ainsi toute notre famille réunie.  

 

 

MES SOUVENIRS

15/04/2008 15:18 par souvenirs

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit