suite
18/11/2008 14:41 par souvenirs
VOILA LA CHANSON
que mon Papa chantait le soir de chaque Noël
avec une voix de ténor, c'était émouvant et
à chaque fois Gigi pleurait

Accroché au mur dans une pièce fraiche
Pourquoi le grillage ?
Tout simplement pour ne pas permettre que les grosses mouches ou autres insectes viennent y déposer leurs oeufs, sur le fromage, le beurre ou la viande
Le frigo n'existant pas , il n'y avait que ce petit meuble pour entreposer notre nourriture.
LA LESSIVE
Au fond d'une lessiveuse se trouve un double-fond. De ce double-fond remonte une cheminée avec, au bout, un pommeau qui arrose le linge d'eau bouillante. L'eau redescend en traversant le linge et retombe au fond pour remonter à nouveau.
Le linge pourra ensuite être étendu au soleil pour sécher.
Un jour de la lessive, j’ai eu très peur, j’avais pas plus de 5 ans, ma Maman l'avait préparée, la lessiveuse était placée sur le fourneau, obligée de sortir faire une course, me demanda de rester dans la pièce unique, en me disant qu’elle ne serait pas partie bien longtemps. Hélàs, la lessiveuse se mit à bouillir, le couvercle se souleva, les bulles de savon commencèrent à tomber sur le fourneau, puis sur le sol et plof, plof, que devais-je faire , moi si petite, je couru , je descendis les marches quatre à quatre, puis attendis la Maman au pied de la porte d’entrée toute recroquevillée , naturellement très en retard, elle avait du faire la file d’attente avec ses tickets d’alimentation, enfin elle arriva, elle me trouva en pleurs, qu’allais-t-on retrouver dans la pièce ? mais à ce moment là j’étais rassurée, Maman me consola, en me disant que ce n’était pas très grave, plus de peur que de mal. Mais aujourd’hui je m’en souviens encore
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NOTRE BONNE VIEILLE LAMPE A PETROLE Une des choses que j'aimais, à cette époque, la lumière, c'était la lampe à pétrole,et les bougies . Nous mettions du pétrole désodorisé, qui se vendait au détail chez le droguiste, on en remplissait le réservoir, puis la mêche s'imbibait de ce liquide. Nous allumions la lampe, en haut de la mêche, puis on plaçait le verre de la lampe avec beaucoup d'attention, il ne fallait pas le casser, il distribuait une lueur douce, on voyait bien lorsque nous étions tout prêt, mais dès que l'on s'en éloignait, c'était un peu sombre, le plus drôle dans mes souvenirs , c'était lorsque quelqu'un de la famille voulait aller dans une autre pièce quelques instants, si tu n'avais pas pris la précaution de mettre une bougie tout les autres se retrouvaient dans le noir... cela m'amusait.Combien de leçons et de devoirs ai-je pu faire, avec la lampe à pétrole??... Nous nous en sommes servi chez nous encore un peu après la guerre puis pendant la reconstruction quand ils coupaient le courant. Maintenant on appuie sur un bouton et hop! la lumière fuse.
LE FER A REPASSER EN FONTE Maman avait ses 2 fers posés sur le fourneau qui se réchauffaient au fur et à mesure du travail effectué avec une patemouille posée sur le linge afin de le déchiffonner, ce n'était pas facile , ensuite le 1er fer électrique apparu , avec une certaine peur de ne pas se faire électrocuter car à l'époque l'électricité et la pattemouille était pas très compatible

Premier fer electrique
Le repassage était effectué en écoutant
la TSF (transmission sans fil) elle était allumée du matin au soir
les feuilletons tel que ("la famille Duraton", "Sur le banc " avec
Raymond Souplex et Jane Sourza) étaient le
rendez-vous très attendu des auditeurs
Avant de repasser il a fallu faire la lessive
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Nostalgie des objets usuels de ma petite enfance
La cuisinière à bois et à charbon dite
"le fourneau"
Voici la principale pièce maitresse de notre maison
Elle a beaucoup comptée pour tous :
1- elle nous chauffait du matin au soir
2- elle nous donnait de l'eau chaude toute la journée , par le bain marie ou par la bouilloire
3- elle cuisait dans le four de bons rôtis, rien à voir avec la cuisson actuelle
4- elle séchait le linge, au tuyau de poële était accroché des tiges métalliques ou l'on mettait du linge
5- elle nous réchauffait les pieds que l'on glissait dans le four
6- elle mijotait les petits plats
OUI ! elle nous a rendu un grand service
Le moulin à café
Le moulin à café, ustensile que l'on retrouvait dans toutes les maisons. le café moulu n'existait pas. nous ouvrions la porte qui était sur le dessus puis versions le café en grains à l'intérieur,mais encore pendant 6 mois après la guerre nous n'avions pas de café , nous y mettions de l'orge grillée, fermions la porte. nous le coincions entre nos cuisses fortement car il fallait tourner la poignée et ceci était facile si on serrait fort le moulin. souvent lorsque nous n'étions pas très sage c'était le punition"" tu vas broyer un moulin de café" boum! ça c'était pour beaucoup, moi, j'aimais bien, ça m'amusait. J'adorais entendre les grains s'écraser et l'odeur qui chatouillait mes narines, lorsque l'on récupérait dans le tiroir le café moulu, l'odeur qui se dégageait quand le café coulait hummm! je la sens encore.
le bidon à lait La cafetière Le paquet de Le grand bol chicorée Nous partions les uns comme les autres avec le ventre plein,Papa mangeait à la fourchette, beaucoup d'hommes mangeaient de la sorte, ils pouvaient attendre le midi sans soucis du petit creux de la matinée .Leurs travails étaient de force, comme on disait.... pour les enfants, les mamans, enfin la mienne, préparait le mien, elle coupait des petits bouts de pain, dans le bol ( sans beurre, qui n'était pas à cette époque, pour le petit déjeûner) dans le bol, où, il y avait:: 1/ un peu de café, avec de la chicorée 2/ du lait, et mes bouchées de pain. il fallait allez vite, car cela faisait de la soupe..... beurk!! beurk!!! . Le café, tout une préparation.... avec la cafetière en émail ,en alu , ou en terre, une chaussette( pas une à nous!....) non... une en tissu, cerclé autour d'une collerette qui était posé sur la cafetière, contenant, 1 c à café de chicorée, puis 5 c de café moulu ou orge . L 'eau était chauffée sur la cuisinière, dans une bouilloire, et on la versait sur cette mouture. Après ce petit déjeûner copieux nous pouvions aller à nos occupations.Il est évident que les petits déj. actuels, comprenant corn flakes, gâteaux, et toutes leurs sucreries...sont largement moins bien équilibrés que les nôtres...
Le grand jour de l'année.... Maintenant cela paraît désuet, de penser qu'un sortie nous faisait rêver quelques jours avant et aussi après.. Nous , les communications, les déplacements ne se faisaient pas aussi facilement que maintenant, alors pour nous c'était une fête magique. Très tôt le matin, tous, nous prenions le car, avec mon Papa, j'ai gardé ce goût de la pêche, lorsque nous allons dans le midi, je pêche et je suis heureuse. nous mangeons ma pêche quel plaisir. mais ce jour là , jour de grande sortie, c'était un plaisir immense... pour tous et des souvenirs de bonheur.
60km, jusqu'à Riva-Bella, près de Caen, quelle expédition. Le panier pique-nique, suivait, largement rempli des bonnes choses préparées par Maman, mes papilles et mon odorat malgré les années me restituer les souvenirs de ce temps là... rien que par la pensée. Nous chantions pendant les 60km , hou! là! là!.. j'espère que l'on ne chantaient pas trop faux....ça je ne pourrais l'affirmer. Nous avions la chance de ne pas habiter très loin de la mer. Dès notre arrivée, nous descendions tous et tout, avec attention, il ne fallait pas laisser quoique ce soit.... En avant à nous les étendues de plages... il faut trouver la place idéale pour s'installer, à l'abri du vent, les dunes sont bien pour cela. Tout le monde met la main à la pâte, pas de fainéants. Moi je ne me baignais pas, je trouvais que la mer était trop salée, trop froide, trop de vent, qu'il y avait des crabes, enfin mille et une excuses, en bref je ne me mouillais pas.... j'ai bien dit "je"" enfin pas toute seule, mes frères se faisaient un malin plaisir de m'attraper et de me jeter dans la mer... malgré mes hurlements, cela les faisait bien rire, moi non... mon plaisir à moi c'était la pêche
à la coque
La fête Dieu Toujours avec mon frère Roger, on colorait dans un bain de toutes les couleurs de la sciure de bois , puis nous faisions des dessins avec des pochoirs sur le trajet à parcourir, c'était beau.... sur les bords des routes qu'ils fallaient emprunter, étaient décorés de feuillages agrémentés de fleurs en papier, que tous nous faisions depuis plusieurs semaines... les filles vétues Reposoir de leur habit de 1ère communiante La Fête de Noël s'arrêtait au-dessus de la cheminée on chantait le minuit chrétien, souvent les couplets chantés, avec de belles voix de basse, par des hommes... puis repris en cœur par la communauté chrétienne, c'était beau. dans certains coins il y avait des crèches vivantes, ça aussi c'était beau, dans certains couvents ouverts ce soir là ,de beaux chants Grégoriens ça aussi ce sont des souvenirs qu'ils faut faire remonter du fond des mémoires. Quelques soient les voix qui chantaient cela donnait la chair de poule tellement la ferveur et la beauté était au rendez-vous. CELA DEVAIT, RIEN QUE POUR LES ORANGES, EMPIETER SUR LE BUDGET D'UNE FAMILLE. maintenant cela parait si bizarre cette partie de notre vie, aux enfants à qui on le raconte...... Pour moi dans mon paquet , jamais la poupée n'est arrivée, elle est restée au pôle nord sûrement maintenant c'est trop tard..... mais longtemps je l'ai espérée... toujours la même déception, pas encore cette année......
quand tous, avions déballés nos paquets,nous faisions tous ensemble autour de la table un petit repas, et, ces moments de bonheur , même si nous n'avions pas eu ce que nous espérions, étaient si intense que jamais ils ne s'enfouiront si loin dans ma mémoire, qu'ils ne puissent de temps en temps remonter avec un brin de nostalgie dans ma mémoire, que c'était beau... que d'amour familial était partagé ce soir là.....
Quel beau souvenir dans ceux de mon enfance, peut-être est-ce celui qui me touche le plus, c'est sûre c'est un des plus beaux. Il y avait tout le cérémonial de la préparation, avec beaucoup de goût, de couleurs misent en harmonie. on ne peux savoir quand on ne l'a pas vécu s'imaginer ce que cette fête religieuse pour les Filles, représentait.
Moi, chez les voisins, et partout où je trouvais des fleurs, pivoines, roses, pâquerettes, fleurs des champs, je les cueillais avec la permission bien sûre, nous n'aurions jamais oser le faire sans demander, pas dans les mœurs de l'époque..... puis je les mettais dans de belles corbeilles en osier, recouvertes de satin blanc et nœuds blancs.. Nous jetions tôt le matin déjà, des pétales sur la route afin de faire un léger tapis, puis pendant la cérémonie, chacune des filles habillées en première communiante (robe blanche, couronne de fleurs sur la tête) jetaient les pétales des fleurs devant elle, c'était magique pour nous enfants tout ce cérémonial... Ce jour là pas de grasse matinée , tout le village était debout de très bonne heure pour préparer cette merveilleuse fête religieuse

Nous ne faisions pas de lettre au Père Noël, ( qui maintenant par l'offre et la demande est une véritable institution à la force de vente). Le Père Noël existait , ça oui!!! il venait sûre, la nuit avec ses rennes et son traîneau,

pour déposer chez les enfants sages les petits cadeaux dont nous rêvions ( mais hélas nos désirs n'étaient pas toujours réalisables pour le budget de la famille, même si nous n'étions pas très gourmands) les valeurs étaient ailleurs, la joie de la messe de minuit, le bol de chocolat ensemble après la cérémonie, des choses simples ...
La messe de minuit, quelle merveille, l'église est toute décorée,
il y règne une grande chaleur humaine, des cierges sont allumés , la crèche est prête à recevoir le petit Jésus à minuit tapant... les enfants étaient à l'écoute des 12 coups de minuit , pour voir le divine enfant se coucher sur la paille préparée dans une auge...

Comme nous étions venus nous rentrions à pieds,
dans la neige pour les 3/4 dès fois, le froid qui piquait nos mains et notre visage, mais nous étions tellement habités par cette ambiance de joie que l'on ne faisait pas très attention à ce détail.... et chez moi oh!! surprise le sapin était illuminé de tous ses feux, qu'il était beau..... un tout petit paquet pour chacun et pour les enfants une grosse orange, maintenant les oranges ne sont pas rare mais à cette époque... oui.. c'était comme un cadeau du bon Dieu.. 

Mes petits bonheurs
Les jours de fête, le dimanche, était pour nous des jours avec de l'importance. Pourquoi?.... c'est tout simple, nous mettions nos habits du dimanche, c'était important, imaginez, mettre ses plus beaux habits, avoir une jolie coiffure, des nœuds dans les cheveux pour les filles, des socquettes blanches l'été, et chaussettes l'hiver... Pas de tablier, que les beaux habits..........
Lorsque je rentrais de l'école ou de la Messe, je faisais une autre chose qui était importante pour moi, je marchais ,les yeux vers le sol?
Pourquoi ?, ah! voilà une bonne question, j'étais à l'affût des mégots de cigarettes . Mon Papa fumait, comme beaucoup d'homme cela faisait viril, on ne parlait pas des aspect nocifs du tabac.... Arrivée à la maison je donnais à mon Papa ma récolte, plus il y en avait, plus j'étais heureuse.... il déroulait les mégots, recueillait le tabac dans sa tabatière et lorsqu'il voulait fumer, se roulait sa cigarette, dans un papier fin exprès pour cette usage.... je me souviens encore de l'odeur du tabac, le plaisir de ""faire plaisir"" en ramassant les mégots.
Paquet de tabac gris
Blague à tabac
Carnet de papier de cigarette
Autre choses que je faisais, fouiller dans les ordures, Elles n'étaient pas ramassées comme à l'heure actuelle, elles s'entassaient sur les bords de route. Moi, je croyais qu'un jour je trouverai un trésor. je ne fouille plus les ordures"" heureusement"" et n'ai jamais trouvé de trésor à mon grand regret....par contre beaucoup de rats, eux, cherchaient à manger.
J'étais gâtée, car à cette époque, aller au cinéma toutes les semaines était rare, nous, toute la famille y allions . C'était ,ça, aussi très important, j'adorais le ciné. Pourquoi? cette chance... Mon grand frère était projectionniste au cinéma paroissial la fin de semaine. La semaine il exerçait le métier de sellier... un beau métier, travailler le cuir, refaire les banquettes et sièges des voitures, le skaï , on ne connaissait pas.... sellier dans l'automobile était un de ses beaux métiers, qui encore à l'heure d'aujourd'hui continu, peut-être pour d'autres choses, mais le savoir faire est toujours présent , ne serait ce que pour faire les selles des chevaux... les mords, les fauteuils de cuir etc.... Lui avait cette passion du cinéma, une passion comme on ne peux l'expliquer.... à tel point qu'il a abandonné ce métier, pour se consacrer au cinéma...
Mon frère Roger dans sa cabine de cinéma
A l'époque , de nombreux acteurs ont laissé dans nos cœurs des souvenirs.... des noms.. on ne peux les citer tous..

Gary Cooper (1901 - 1961)


Le train sifflera 3 fois


Charlie Chaplin (1896 1977)

Laurel et Hardy

Michel Simon (1895-1975)

Fernandel dans la vache et le prisonnier
Notre Fernandel, qui peux l'oublier même encore aujourd’hui on revois des films avec lui, tous les étés on a droit aux ( Don Camillo )

John Wayne dans Rio Bravo
Les Tarzan

enfin comme beaucoup d'enfants les Tarzans, faisaient rêver, de pays que l'on ne connaissait pas des animaux que l'on ne voyait qu'en image. Tous ces grands acteurs, sont dans ma mémoire, un doux souvenir....
Les spectacles aussi faisaient partie de mes occupations. Mon frère, Roger, toujours, comme quoi le spectacle visuel, il l'avait dans la peau. Il me faisait monter sur les planches avec lui. Il était " le grand et le célèbre « ALBERTY »
Prestidigitateur... Hou! c'est que cela était important, nous allions dans les orphelinats de la région. Maman me mettait ma belle robe blanche un nœud un nœud blanc dans les cheveux bien coiffés. La scène ..Eh! vous voyez j'y suis montée, et jeune, j'avais un trac fou, je ne voulais pas décevoir les enfants qui de leurs yeux ébahis, applaudissaient. J'étais rouge écarlate de trac et de timidité, mais je savais, toute petite que j'étais ,qu'on apportait à ses enfants du bonheur, du rêve et de la chaleur humaine. A l'heure actuelle je ne serais pas capable de mettre un pied devant l'autre
Pourquoi? la timidité, qui avec les années ne sait pas arrangée, bien au contraire.... pas d'autre explication!!!!....